Rencontres annuelles pour l’écologie dans le spectacle vivant #6 – ARVIVA
Les Rencontres annuelles pour l’écologie dans le spectacle vivant d’ARVIVA reviennent pour une 6 ème édition. Trois jours pour prendre…
Crédit image : Shapeshifters, vol II de Tilhenn Klapper – © Nicolas Moulard
Comment faire face à la perte tout en préservant les liens avec les disparus ? Alors que l’effondrement de la biodiversité bouleverse les équilibres du vivant, le deuil apparaît comme une question à la fois intime, sociale et politique. Organisé à l’Auditorium du Centre des colloques du Campus Condorcet, à Aubervilliers, le symposium Demeuré.es Vivant.es propose d’explorer ces enjeux à travers le prisme de l’écologie politique.
En dialogue avec l’exposition Demeure et le cimetière parisien de Pantin, cette journée invite à repenser les cimetières comme des espaces où cohabitent sépultures, végétaux, animaux et organismes microscopiques. Au-delà de leur fonction mémorielle, ces lieux témoignent des interdépendances entre les humains et leur environnement.
Dans son ouvrage Les morts à l’œuvre (2023), la philosophe Vinciane Despret propose de maintenir les morts au sein de la communauté des vivants, en faisant de la mémoire un moyen de prolonger les liens. Une réflexion qui nourrit les échanges du symposium autour de nouvelles manières de concevoir le deuil et les pratiques funéraires.
Les intervenants aborderont notamment l’impact écologique des rites funéraires et les possibilités de considérer la mort comme un processus de transformation, susceptible de contribuer à la régénération des sols et du tissu social.
Organisée par Tilhenn Klapper, avec le soutien et la participation du Campus Condorcet, la journée s’articulera autour de trois axes : la transformation des cimetières, le renouvellement des rituels funéraires et la place des morts non humains.
Parmi les intervenants figurent Firyel Abdeljaouad, conservatrice du cimetière parisien de Pantin, Magali Molinié, enseignante-chercheuse en psychologie, le duo d’artistes et activistes -h-, l’artiste et poétesse Léa Rivière, ainsi que Mathilde Tahar, chercheuse en philosophie de la biologie. Vincent Lecomte et Giovanni Aloi viendront également interroger, à travers leurs interventions, notre rapport à la mort animale et végétale.
En croisant approches artistiques, scientifiques et militantes, Demeuré.es Vivant.es entend ouvrir de nouvelles perspectives sur notre manière de faire communauté avec les disparus. Le symposium invite ainsi à dépasser une conception de la mort comme rupture définitive pour l’envisager dans la continuité des cycles biologiques et des liens sociaux.
Informations pratiques
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